Biens immobiliers à vendre, mérule pleureuse

La mérule pleureuse, ce champignon lignivore qui ronge les structures en bois, est devenu l’enfer des propriétaires de biens immobiliers. Vous pensez que les murs ou plafonds de votre maison sont attaqués par la mérule pleureuse ? Notre article vous donne plus d’informations sur les méthodes pour détecter ce champignon dans votre bien immobilier.

Méthodes de détection

Quelles sont les méthodes d’analyse qui permettent de le détecter ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes rendus au laboratoire de microbiologie de l’Université de Neuchâtel afin de comprendre les processus de détection de la mérule.

Il existe deux méthodes d’examen d’échantillons : la microscopie, très répandue, qui nécessite une base de champignon assez développée pour l’étude, et la biologie moléculaire, méthode de détection précoce, utilisant l’ADN des champignons pour anticiper la formation de structures massives, développée il y a quelques années par le laboratoire de biologie de l’Université de Neuchâtel.

Néanmoins, l’étude de ces échantillons est compliquée par la similarité flagrante de deux champignons : la mérule pleureuse et son cousin le Coniophora puteana.

Distinction entre la mérule et le coniophore

Pour différencier ces deux champignons qui présentent de nombreuses similarités, il existe plusieurs variantes à prendre en compte. Si leur aspect une fois développés vous permettra de les identifier grâce à leur fructification différenciée, la plupart des échantillons prélevés présentent seulement du mycélium et l’identification devra donc être réalisée via les spores et les cordons déployés par le champignon.

Pour les différencier de façon macroscopique, il est possible d’analyser l’odeur dégagée par le bois. S’il est infecté par la mérule, il va dégager une odeur très intense de renfermé. Lors de l’étude microscopique, la couleur de l’échantillon peut également aider à identifier le type de champignon. La mérule est identifiable par sa bordure orangée, tandis que le coniophore, lui, est plus uniforme dans sa couleur. Pour une étude plus poussée et précise, il convient d’utiliser le microscope ou la biologie moléculaire.

Etude du microscope

Une fois l’observation macroscopique réalisée, la laboratoire réalise une étude microscopique. A ce stade, ce sont les cordons, formés par des amas de filaments microscopiques appelés ifs, qui vont permettre de déterminer l’espèce de champignon étudiée. Dans le cas du coniophore, les ifs qui forment le cordon seront alignés et organisés, alors que chez la mérule, ils seront enchevêtrés et désordonnés.

La biologie moléculaire

La seconde méthode d’analyse des échantillons est la biologie moléculaire. Cette analyse permet de détecter la présence d’un champignon avant son expansion et sa fructification dans votre bien immobilier.

Pour ce faire, les scientifiques vont extraire et isoler l’ADN du champignon, le purifier via un kit prévu à cet effet et d’une centrifugeuse, pour ensuite réaliser des analyses très précises par polymérisation en chaîne ou PCR. Les résultats seront envoyés dans le but de cartographier le génome de cette séquence pour l’identification de l’espèce de champignon. Cela vous permettra de mettre fin à l’invasion de la mérule dans votre maison, appartement ou chalet.

N’hésitez pas à nous contacter pour discuter de votre projet immobilier, d’achat ou de ventes de bien immobilier en Suisse romande.